Journée mondiale contre le travail infantile 
Par Lazy Lisa, mardi 12 juin 2007 à 15:59 :: Evénement :: #65 :: rss
Des dizaines de millions d’enfants travaillent dans les plantations du monde entier, mais aussi d’autres activités comme le service domestique, les ateliers textiles, la restauration ou la prostitution se nourrissent de main d’œuvre innocente. Ce sont quelques unes des conclusions auxquelles est arrivée l’Organisation Internationale du Travail, qui coincide avec la Journée Mondiale contre le Travail Infantile.
Traduit (et résumé) d'après un article d'"El Paìs".
La région d’Asie et du Pacifique, qui comprend trois des pays les plus peuplés du monde, la Chine, l’Inde et l’Indonésie, détient le niveau le plus élevé d’enfants travailleurs du monde. Soit près de 122 millions de mineurs âgés de 5 à 14 ans, selon l’OIT, qui affirme également que la moitié des enfants exploités accomplissent des travaux jugés dangereux.
Cependant, la situation semble s’améliorer. Selon l’organisation non gouvernementale Amicus the Union, le nombre de mineurs exploités a diminué de 5 millions entre 2000 et 2004.
Mais la situation reste critique :
- Selon une étude socio-économique des autorités Indonésiennes, en 2003, plus de 1,5 millions des enfants indonésiens entre 10 et 14 ans travaillaient au lieu d’aller à l’école.
- En Inde : 12,6 millions d’enfants font partie du trafic infantile (plus d’1% de la population) selon le gouvernement, tandis que the Childhood Foundation élève ce chiffre à 60 millions. Ces enfants se voient obligés de travailler dans l’agriculture ou dans le milieu domestique, et beaucoup d’entre eux sont mêlés au milieu de la prostitution. Le travail infantile est un des chevaux de bataille du gouvernement indien, qui a signé une loi fin 2006 pour interdire de travailler aux mineurs de moins de 14 ans. Encore faut-il voir cette loi appliquée dans un pays qui comporte entre 350 et 400 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, selon les Nations Unies.
L’article présente aussi le cas de l’Egypte ; du Liban ; de la Syrie ; de l’Amérique latine avec le Nicaragua ; le Pérou ; le Paraguay ; l’Uruguay ; le Costa Rica ; mais également l’Italie, la France et le Portugal.
Chaque pays a ses propres lois et règlementations, les pires ne sont pas forcément ceux qu’on s’imagine.
Pour lire l'article original (en espagnol) et surtout dans son intégralité: www.elpais.com
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